Ghardaïa abritera à partir de demain soir (lundi), la sixième édition du Festival international du film amazigh, organisé par la direction de la promotion culturelle du Haut Commissariat à l’amazighité.
M. Assad Si El Hachimi, président du comité d’organisation s’est déplacé samedi à Ghardaïa, pour peaufiner les derniers préparatifs après un week-end chargé. En effet, les organisateurs ont travaillé d’arrache-pied durant les journées de jeudi et vendredi vu l’ampleur et l’importance de l’événement qui, faut-il le rappeler, est organisé sous le haut patronage du président de la République.
De nombreux partenaires sont impliqués dans le festival, comme la Bibliothèque Nationale, la wilaya de Ghardaïa, le Service de la coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France en Algérie, le Centre national de la cinématographie et de l’audiovisuel et la Cinémathèque algérienne. Le festival est sponsorisé par vingt-cinq organismes privés et étatiques.
Selon le programme officiel, c’est Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, qui prononcera l’allocution d’ouverture. M. Si El Hachemi Assad présentera pour sa part les grandes lignes et les objectifs de cette manifestation. Plus de 200 réalisateurs et acteurs algériens, à majorité des Kabyles ainsi que des étrangers, seront de ce rendez-vous.
Soixante-dix enfants de la wilaya de Ghardaïa bénéficieront de la formation “Jeunes cinéphiles” et “Education à l’image pour enfants”. Cette louable initiative fera le bonheur des Berbères du M’zab, une région où la culture cinématographique est le parent pauvre de la culture.
L’autre initiative de ce festival ce sont les Ciné-bus qui sillonneront plusieurs villages de la région, qui auront à découvrir les longs métrages en langue kabyle, comme “La Colline oubliée”, et “La Montagne de Baya”. Au total, dix-sept films entreront en compétition pour arracher l’Olivier d’or, et l’Olivier d’argent dont le choix incombera aux membres de jury. Les films sont classés en deux catégories, à savoir les fictions et les documentaires. En marge des compétitions, chaque projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur.
De nombreux films seront présentés hors compétition à l’instar de Tanja de Hassan Legzouli, une réalisation d’une durée d’une heure et vingt minutes, et “Zaman l’homme des roseaux”, de Amer Alwan. L’avant-dernière journée est réservée au cinéma irlandais. Quatre films irlandais seront projetés le 29 décembre et cinq autres le lendemain dans le cadre des journées : “Regard sur l’Irlande”.
Dans le cadre de l’animation artistique, des soirées et des récitals poétiques ont été prévus par la direction de la promotion culturelle du Haut Commissariat à l’amazighité qui a passé des mois dans la préparation de ce festival qui s’annonce grandiose à tout point de vue. Rappelons que le Festival international du film amazigh fait partie, avec le Salon national du livre et du multimédia amazigh, des deux activités permanentes du HCA.
Journal : La Dépêche de Kabylie du dimanche 25 décembre 2005
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Le Jury est constitué d’hommes de cinéma et de culture de divers horizons ; il sera composé de :
- MOUZAOUI Ali, président - KOUIDER Amin - KADA Kader - El Djouher Amhis - Nedim Gürsel - Fetmouche Omar -Jean-Paul Garcia
La programmation de l’édition 2009 comporte plusieurs nouveautés, outre la tenue de tables rondes thématiques spécialisées animées par des compétences reconnues, un hommage particulier sera rendu à des femmes comédiennes sur deux générations ayant marqué le cinéma algérien d’expression amazighe.
L’objectif essentiel du festival du film amazigh est de présenter la production filmique nationale et internationale sous une optique culturelle, artistique et sociologique.
Il se veut aussi le reflet des expressions nationales dans leur diversité de mosaïque et le signe visible de notre attachement à toutes les expressions qui composent notre personnalité, notre mémoire et notre histoire.
Je suis heureuse que cette dimension de notre identité soit portée dans le 7ème art algérien, comme preuve de nos efforts à tous à protéger ce qui nous est commun et précieux ; notre itinéraire à travers les âges, l’emprunte de nos aïeux et leur apport à la culture de l’humanité et du monde.
C’est pourquoi mon département ministériel a toujours soutenu et apporté son appui à l’organisation de cette manifestation, soucieux de sa pérennité et de son renforcement.
L’Algérie est un pays où la diversité culturelle n’est pas un slogan ni un mot creux. La langue amazighe, langue nationale qui a acquis une place importante dans la littérature algérienne, dans la musique, occupe aujourd’hui le champ du cinéma.
Je suis fière que le festival soit un moyen de l’ancrer davantage dans cet art car une langue s’épanouit mieux lorsqu’elle est véhiculée par les expressions de la modernité. Tout comme la littérature, le théâtre ou la chanson, le film participe aussi à la promotion de tamazight.
Le film amazigh est désormais une réalité de notre paysage cinématographique. Je suis convaincue de son rayonnement futur et lui souhaite beaucoup de succès.