Arezki, l’indigène, Bendedouche fait escale à la cinémathèque de Béjaïa
Le public cinéphile bédjaoui a eu droit, jeudi passé, à la diffusion du film Arezki, l’indigène de Djamel Bendedouche, trois jours après son avant-première à Alger et une semaine après sa consécration au Festival du film amazigh de Sétif, où il a obtenu l’Olivier d’or.
Un film réalisé sous le haut patronage du Président de la République, avec le soutien de Mme la ministre de la Culture et s’inscrivant dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007», qui vient juste de connaître son épilogue. Un événement réalisé grâce à la participation de la boîte Square événement, dirigée par Abdenour Houchiche qui est, également, l’animateur de l’association Project’heure. Cévital était également partenaire de cette projection. Ce film, de haute facture, retrace l’histoire du bandit d’honneur Arezki El Bachir et de Abdoun qui se sont, tous deux révoltés, contre l’invasion et la colonisation française, les expropriations et les injustices qu’elle a induites.
Arezki, le grand révolté et lettré était cet insoumis qui répétait sans cesse : «Je sais que la mort est au bout…Je ne sais ce que ma tête pense mais je vais me battre». Une bataille certes, inégale, quand bien même elle était juste et qui ne pouvait aboutir malgré les soutiens importants dont elle a bénéficiés. Arezki devait faire face à l’armée coloniale, l’administration, les goumiers, les caïds…et même sa propre famille et sa femme qui lui répétaient sans cesse «Tu seras guillotiné.» Arezki, l’indigène, c’est aussi l’histoire d’une journaliste, Albertine Aubry qui se déploiera au point de se passionner pour ce grand bandit mais ne put faire entendre sa voix.
Et l’histoire de Rosa, la chrétienne qui n’est, ni tout à fait indigène ni citoyenne française et qui est tombée amoureuse de Ali, un autre bandit d’honneur et servira d’agent de liaison entre le front et la journaliste. Un film qui ne traitera pas de toute la vie de ce grand révolutionnaire, notamment son procès historique que le réalisateur taira mais dévoilera quand même les grands moments de joie, de douleur…et de la fin de cet illustre personnage qui fut l’un des plus importants et que l’histoire inscrit désormais, à côté de Amar M’ray, Bouziane El Qali, Abdoun…qui étaient les premiers révoltés et précurseurs d’une révolution. Un jour peut-être, l’histoire reviendra plus en détails sur ces héros. Pour l’heure, Bendedouche a inscrit son film pour la réhabilitation mais aussi pour tamazight qui, désormais, peut aspirer à être une culture universelle.
B.M.-O.
Source : La Nouvelle République du 06 Février 2008
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Le festival culturel national annuel du film amazigh (FCNAFA) sera l’hôte de la capitale de la Mekerra, Sidi Bel Abès, du lundi 12 au Jeudi 15 janvier 2009. La participation est ouverte à tous les cinéastes Algériens et étrangers ayant en commun la thématique définie par la ligne artistique du festival (voir notre site web).
La 9éme édition du Festival Culturel National Annuel du Film Amazigh (FCNAFA) aura lieu du Lundi 12 au Jeudi 5 Janvier 2009 à Sidi Bel Abbés.
1- Les objectifs du Festival sont :
a)La promotion du cinéma Algérien d’expression amazigh et l’encouragement de la création artistique dans cette langue. b) Sensibiliser le public au cinéma et à l'audiovisuel dans sa diversité ; c) Donner aux créateurs la possibilité de mieux faire connaître leurs oeuvres en assurant la promotion et la diffusion des films en version originale; d) Etre un lieu de rencontre privilégié des cinématographies et de la culture Algérienne au pluriel ; e) L’enrichissement du produit culturel et artistique et sa diffusion en Algérie et à l’étranger ; f) La création d’un cadre d’échange, d’expériences, d’expertises entre artistes, créateurs, opérateurs culturels Algériens et étrangers.
L’objectif essentiel du festival du film amazigh est de présenter la production filmique nationale et internationale sous une optique culturelle, artistique et sociologique.
Il se veut aussi le reflet des expressions nationales dans leur diversité de mosaïque et le signe visible de notre attachement à toutes les expressions qui composent notre personnalité, notre mémoire et notre histoire.
Je suis heureuse que cette dimension de notre identité soit portée dans le 7ème art algérien, comme preuve de nos efforts à tous à protéger ce qui nous est commun et précieux ; notre itinéraire à travers les âges, l’empreinte de nos aïeux et leur apport à la culture de l’humanité et du monde.
C’est pourquoi mon département ministériel a toujours soutenu et apporté son appui à l’organisation de cette manifestation, soucieux de sa pérennité et de son renforcement.
Une convention de partenariat et d’échange vient d'être signée à Bejaïa, entre le Festival du Film Amazigh et le Festival de la Musique et de la Chanson Kabyles. Les commissaires des deux grandes manifestations, M. Si EL Hachemi Assad et M. Ahmed Aici se sont mis d’accord pour une collaboration efficiente qui s’inscrit dans les objectifs et lignes artistiques des deux festivals institutionnalisés par le Ministère de la Culture.