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Le Colloque du festival : « Image, Imaginaire et Histoire » Version imprimable
L’image nous interpelle, s’impose à nous, incite au rêve, au sourire, à l’indignation. Il importe donc de l’étudier, de l’interroger, de la décrypter, et donc de l’appréhender sous l’angle de sa fonctionnalité politique, idéologique, commerciale et scientifique, afin d’analyser ses rapports avec la réalité, avec la fiction, avec la fabulation.

Comme dispositif d’énonciation complémentaire aux sources écrites, elle est, dans le champ historique, un vecteur essentiel d’élargissement et d’approfondissement de la recherche. Le passage de la peinture à la gravure, du dessin à la photographie, de la photographie au cinéma, marque
des changements quantitatifs et qualitatifs dans les possibilités de représentation du passé. Il suffit, pour s’en convaincre, de visionner les photographies, les toiles de peinture, les affiches, les cartes postales et toute la production cinématographique de ce dernier siècle qui retrace les
événements de la vie et de l’activité de l’homme.

Le colloque portera sur l’étude du matériau image en tant qu’outil de prospective et en tant que vecteur d’exploration du passé. Il s’agit, de porter un regard nouveau sur les images relatives à notre et de les appréhender sous l’angle de la fonctionnalité. Nous nous proposons dans un second
temps, d’élargir le cadre de la réflexion en mettant en évidence la place capitale qu’a occupé le film cinématographique de fiction durant la période coloniale, en tant que matrice idéologique pourvoyeuse d’imaginaire. L’analyse de films aidera à mieux recontextualiser, par rapport à la période coloniale, la problématique de l’image dans ses rapports à la vérité historique et à la mémoire.

Porter un regard critique sur ces images d’Empire aidera sans nul doute à mieux comprendre cette époque douloureuse de l’histoire de l’Algérie qui préoccupe encore et toujours, aussi bien les Algériens que les Français de souche ou d’adoption. Le regard plein de recul et dépourvu d’émotion et de souci justificateur que l’on peut porter aujourd’hui sur les fonds iconographiques permettra aux mémoires de se confronter, de se synchroniser, de se comprendre, de croiser les réflexions, de mettre en exergue quelques points de repère, d’ouvrir quelques pistes de réflexion, d’établir des passerelles pour faciliter d’autres débats et de nouvelles recherches.

Déroulement du Colloque :

Ouverture le 11 janvier 2008.

14 h 30 : Présidence : Ali Haroun, Si El Hachemi Assad(Commissaire du FNCAFA) et Mohamed Bensalah(coordonnateur du colloque)

En présence de : Mme Ighil Ahriz, Ali Haroun et Chikhi.

15h 15 : Pause

15h 30 : Début des travaux du 1er Atelier

Interventions de : Manceron, Remaoun, Chikhi

17h 30 : Débat/Pause

18h 00 : Présentation/Projection/Débat du 1er volet de la série de Saïd Oulmi, sur les exilés algériens en Nouvelle Calédonie.

19h 00 Clôture de la 1ère journée

Le 12 janvier 2008, 14h 30 : début des travaux du 2ème atelier


Interventios de : F. Soufi, F/Z Ghechi, Elisabeth Arenth

16h 00 : Débat + Pause


16h 30 : Reprise des travaux

Interventions de : H. Aïdouni, Abdellah Tani, Merdaci

17h30 : Débat/Pause

18h 00 : Projection/débat de "ESSIKHAB", en présence de l'auteur M.Hazourli.

Le 13 janvier 2008, 15h 00

Interventions de P.Growley, D. Brahimi, B. Hadjadj

16h 00 : Débat/Pause

16h 30 : Présentation/Projection/ du film "17 Octobre 1961, une journée portée disparue".

17h 00 : Débat

QUELQUES INTERVENANTS AU COLLOQUE

Brahimi Denise : Denise Brahimi est ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure et Docteur ès Lettres depuis 1976. Elle a vécu pendant 10 ans en Algérie après l'indépendance de ce pays en 1962. Ses premiers ouvrages portent sur les récits des voyageurs européens au Maghreb et au Proche-Orient (18ème et 19ème siècles). Elle s'est intéressée à la personnalité de certains écrivains, surtout des femmes qui, comme Isabelle Eberhardt et Taos Amrouche ("Taos Amrouche romancière, Paris, J.Losfeld, 1995), ont été imprégnées par une double culture, européenne et maghrébine. La littérature n'est pas son seul domaine de recherche, elle y joint la peinture("La peinture au féminin, Berthe Morisot et Marie Cassatt, Paris, J.P. Rocher, 2000) et le cinéma ("Cinéma d'Afrique francophone et du Maghreb, Paris, Nathan, 1997), le plus souvent pour explorer les effets créateurs des relations interculturelles. Titre : "Des images pour la grande ou la petite histoire, l'événement ou le quotidien" Résumé : Cette réflexion porte sur deux films, dont l'un constitue l'événement en tant que tel: il s'agit du célèbre film russe "Le Cuirassé Potemkine" de S.Eisenstein(1925) tandis que l'autre montre l'historicité pourtant improbable et peu apparente, du quotidien: il s'agit du film italien "Nous nous sommes tant aimés" d'Ettore Scola. "Le Cuirassé Potemkine" montre, dans un épisode historique qui aurait pu rester mineur, la préfiguration de la Révolution qui réussira en 1917 là où elle a échoué en 905. Le réalisateur raconte minutieusement cet épisode, dans son détail précis, mais en même temps lui donne uns signification bien plus large. De chaque image émane un symbolisme permettant la fusion entre de nombreux épisodes similaires,exprimant la même foi dans la révolte du peuple, prêt au sacrifice pour que se fasse le changement. "Nous nous sommes tant aimés" utilise des images doublement cinématographiques, puisqu'elles appartiennent à d'autres films célèbres et sont dans celui-ci des citations. Elles font comprendre comment les vies anonymes et modestes de simples citoyens, sont aussi des vies qui s'inscrivent dans un devenir historique et en constituent la trame. Elles ne prennent leur sens que si on les voit dans e laps de temps qui leur a été imparti, et c'est cela l'Histoire, justement.

Crowley Patrick : Il enseigne la littérature dans le Département de Français à University College Cork (Irlande). Ses recherches portent sur la littérature et la pensée contemporaine. Il a publié des articles sur Pierre Michon, Eugène Savitzkaya, Patrick Chamoiseau, Édouard Glissant et Kateb Yacine ainsi que sur le philosophe Paul Ric?ur. Il est co-éditeur du livre Formless: Ways In and Out of Form (2005) qui aborde la notion de l’informe dans l’art, a littérature et, en particulier, dans la pensée de Georges Bataille. Il est l’auteur de Pierre Michon: The Afterlife of Names (2007). Il enseigne un module, FR4305 Algérie: histoires et fictions, qui aborde la question du rapport entre l’histoire coloniale de l’Algérie et des romans algériens d’expression francophone (Kateb Yacine, Mohammad Dib, Aziz Chouaki, Assia Djebar, Malika Mokeddem). Pour plus d’information Titre « 17 Octobre 1961 et Caché de Michael Haneke : les modalités post/coloniales de se souvenir » Résumé : Le sujet de ma communication s’organise autour de deux xes de réflexion : Dans un premier temps je vais aborder la question de commémoration et d’oubli dans la culture française. En s’inspirant de l’ouvrage Oublier nos crimes. L’amnésie nationale: une spécificité française? de Dimitri Nicolaïdis, je vais réfléchir sur quelques monuments à Paris et surtout l’absence de monuments notamment, jusqu’à 2001, sur les événements meurtriers d’Octobre 17 1961. Dans un second temps, je vais centrer mes réflexions sur le rôle, ou la fonction, de ces événements historiques dans le film de Michael Haneke, Caché (2005) : film ‘postcolonial’ qui porte sur la tentative d’effacer une vérité coloniale. Ici, j’essaie de réfléchir sur le rapport entre un film fictif et un événement vrai et pose la question sur la éussite, ou pas, du film de Haneke.

Maoudj Danièle : Poète, essayiste, enseignante à l’Université de Corse a publié dans de nombreuses revues dont Peuples méditerranéens, Confluences Méditerranée…, elle a publié les Actes des tables-rondes, Penser le mythe et le sacré, stimuler les coproductions dans les cinématographies d’Euro-
Méditerranée et d’Amérique latine, Ed. Almecin/Albiana et est l’auteure de Rives en chamade, Ed. L’Harmattan à paraître. Titre : L’Histoire, otage de l’émotion ? Résumé : A travers l’exemple du documentaire : Les Pieds-noirs, histoires d’une blessure réalisé par Gilles Pérez. Récits d’émotions, de joies, de souffrances, histoires dans l’Histoire, ce documentaire délivre la mémoire de soixante deux Pieds-noirs : trauma d’une tragédie qui ne portait pas son nom « Guerre ». Hors du réel, les récits se déroulent sans aucune mise en perspective historique, sans aucun lien avec aujourd’hui, et semble contribuer à l’impensé de cette période coloniale. Les différents témoignages construisent un mythe celui de la « mixité ethnique » d’une société où « En Algérie, on est tous frères, mais on ne sera jamais beaux-frères » selon un intervenant qui résume de fait la problématique des Pieds-noirs. Se pose alors la question de la responsabilité de l’individu face à l’Histoire, celle de savoir comment donner sens aux émotions et comment les analyser avec la distance nécessaire à produire du sens. L’Histoire n’est-elle pas « un trésor pour penser les émotions ? »

Remaoun Hassan : Socio-historien et Professeur à la Faculté des Sciences Sociales de l’Université d’Oran.Chercheur associé et Directeur de la Division anthropologie de l’histoire et de la mémoire au Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC-Oran). Il est rédacteur en chef de l’Africa Review of Books (ARB) (Revue Africaine du Livre) pour la partie française, éditée par le CODESRIA, Dakar, en partenariat avec le FSS à Addis Abéba et le CRASC à Oran et egalement membre du comité de rédaction de la Revue Insaniyat, Revue algérienne d’anthropologie et des sciences sociales, trimestrielle, publiée par le CRASC Titre : L’iconographie dans les manuels scolaires d’histoire en Algérie. Résumé : L’iconographie peut jouer un rôle essentiel dans la transmission du message pédagogique. Nous verrons ce qu’il en est dans différentes générations de manuels d’histoire qui ont été mis en circulation en Algérie de l’indépendance en particulier aux représentations concernant l’histoire du Mouvement national et de la Guerre de libération nationale.

Aïdouni Hamid : Titre : Histoire, identité et mémoire: les années de plomb au cinéma. Résumé : Comment le cinéma de Jillali Ferhati, Saad Chraïbi et
Hassan Benjelloun revisite un une période tragique de l'hidtoire marocaine, les années de plomb ? Quels sont les partis pris idéologiques et esthétiques de ces réalisateurs, de ces films.

 

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