Le jury de la compétition officielle du 8ème FCNAFA est un jury constitué de personnalités et de professionnels du cinéma. Il est composé d’un président et de six membres. Ils sont désignés par décision du Commissaire du FCNAFA et sont :
1- Hadjadj Belkacem (Président du Jury) : réalisateur, acteur et producteur, est aussi le Président de l’Association Algérienne des Producteurs et Réalisateurs Professionnels (crée en Juillet 2007). Né à Tiguemounine en 1950, après des études à l’Ecole Normale Supérieur (ENS) d’Alger et un diplôme de réalisateur obtenu en 1977, à l’INSAS (Bruxelles), il a exercé quelques temps au sein de la télévision belge (RTB) et de la télévision algérienne (ex- RTA).
En 1987, il soutient une thèse de doctorat de cinéma sous la direction de Jean Rouch à ParisX. Il a également enseigné le Cinéma à l’Institut National des Sciences de l’Information et de la Communication (INSIC) d’Alger. En 1982, il réalise un premier court métrage, La Goutte, suivi de quatre téléfilms : Le Bouchon en 1980, Bouziane-el-Kalaï en 1983, Djillali-El-Gataa en 1984 et El-Khamsa en 1988. En 1995, il produit et réalise son premier long-métrage cinéma Machaho qui sera suivi de son deuxième long-métrage cinéma El Manara en 2004.
Entre 1998 et en 2004, il produit et réalise deux documentaires L’Arc-en-ciel éclaté et Une femme taxi à Sidi Bel Abbès, deux séries pour la Télévision Algérienne Taxi El Majnoun et Hakda wala Ktar ; il produit le documentaire Mémoire des Montagnes réalisé par A. Fellag et le feuilleton El Ghaieb réalisé par D. Ouzid. En 2007, il assure la production du long-métrage cinéma Le Crépuscule des Hommes bleus réalisé par B. Tsaki et le documentaire Joue à l’Ombre réalisé par M.L. Tati.
2- Jean Jacques Bernard : Journaliste et réalisateur de télévision sur « Cinécinéma Classic » (groupe Canal Plus), est aussi Président du Syndicat Français de la Critique de Cinéma.
Né à Bourg-en-Bresse (France), il est titulaire d'une Maîtrise de Droit Public et d'un diplôme en Sciences Politiques. Il fut tour à tour créateur de la première émission française consacrée aux courts métrages ("Histoires Courtes" sur Antenne 2, ex France 2), éditorialiste au magazine "Première" (jusqu'en 2001) et chroniqueur pendant plus de vingt ans sur "France-Inter"… Il est actuellement Rédacteur en Chef et présentateur de l'émission hebdomadaire "Boulevard du Classique" sur "Cinécinéma Classique" (groupe Canal Plus).
Pour cette même chaîne, il a aussi réalisé plus de trente documentaires et de nombreux films-entretiens de 52 minutes (sur Arthur Penn, Tony Curtis, Francesco Rosi, André Téchiné ou Michael Haneke)… Jean-Jacques Bernard est par ailleurs co-auteur et préfacier du récent "Dictionnaire du Cinéma Populaire Français" (Nouveau Monde Editions).
3- Denise Brahimi : Universitaire, essayiste, écrivaine et critique. Elle s'intéresse particulièrement à la littérature du Maghreb et à la littérature féminine. Elle a longtemps pratiqué les voyages et les récits de voyage.
Elle a publié de très nombreux ouvrages dont : Cinémas d'Afrique francophone et du Maghreb, Nathan, 1997 et Taos Amrouche romancière, Ed. Losfeld, 1995, essai où elle révèle l’œuvre de la première romancière algérienne de langue française. A son actif aussi : "Deux articles dans Cinémaction 2004 "Les Cinémas du Maghreb", sur le cinéma colonial et le cinéma de Mohamed Chouikh.
Un article à paraître sur "Douars de femmes " de Mohamed Chouikh." Actuellement elle travaille sur le personnage représenté par Biyouna dans les deux derniers films de Nadir Mokneche.
4- Ould Braham Ouahmi : Est un berbérisant qui a produit des études sur diverses personnalités, dont l’historien Masqueray, sujet d’une thèse soutenue avec succès, et sur un certain nombre de problèmes littéraires ou linguistiques.
D’autres investigations l’ont mené vers le berbère médiéval et d’autres encore vers la tradition orale contemporaine. Docteur sciences du langage de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Paris), maître de conférences (habilitation en cours) et chercheur à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, il est bien connu des spécialistes depuis plusieurs années, d’abord pour avoir fondé et maintenu la revue académique Etudes et Documents Berbères (26 numéros jusqu’ici), qui par sa qualité tranche sur la plupart des périodiques nés du mouvement identitaire berbère, trop souvent influencés par la conjoncture.
Cette revue scientifique qu’il dirige est aujourd’hui une publication interuniversitaire. Il a également lancé depuis 2002 le « Projet berbère multimédia » qui est en train de générer la préfiguration de la Bibliothèque numérique berbère.
5- Djilali Beskri : Ingénieur en mécanique, et spécialiste de l’image 3D et de l’environnement virtuel, D. Beskri ouvre sa maison de production Dynamicart et produit plusieurs documentaires et films scientifiques sur support numérique pour plusieurs institutions et ministères. Bédéiste et romancier, il a à son actif plusieurs publications.
Son dernier ouvrage « Le 8e voyage de Sindbad », paru aux éditions ANEP en 2006 sera très prochainement porté à l’écran sur support numérique. L’auteur prépare l’adaptation du livre qu’il compte réaliser dans le cadre d’une coproduction internationale. D. Beskri a aussi conçu et réalisé plusieurs CD multimédias éducatifs. Ses dernières grandes réalisations portaient sur la simulation de la ville de Fouka, Ville et Marine, en trois dimensions. Un travail de recherche additionné à une technologie de travail très pointue.
En cours de réalisation, il reconstitue en 3D le patrimoine romain de Tipasa. En projet (court terme), un 52mn sur le Tassili. Un documentaire fiction qui retracera la vie des habitants du tassili d’entant par la reconstitution en utilisant la réalité augmentée.
6- Aïdouni Hamid : Né à Tanger, enseigne la communication et le cinéma à l’Université Abdelmalek Essaadi depuis 1987.Fondateur et Directeur du Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques et Audiovisuels qui mène depuis sa création en une réflexion sur l’enseignement du cinéma et de l’audiovisuel à l’université.
A participé à plusieurs colloques nationaux et internationaux sur les thèmes du cinéma, du discours critique et de la littérature comparée. Publie écriture carnavalesque en 1997 et assure la responsabilité éditoriale de plusieurs revues et ouvrages sur le cinéma (Cahiers du Festival, Immigration et Cinéma…). Il est actuellement Rédacteur en chef de la revue de cinéma Wachma et membre du comité de rédaction de la revue de la faculté des lettres. Il est co-organisateur (Directeur artistique) du Festival International du Cinéma Méditerranéen de Tétouan et Membre du bureau exécutif de la Fondation du FICMT.
7- Elimam Abdeljlil (Abdou) : Né en 1949 à Oran, ville ou il y exercera comme enseignant-chercheur à ENSET-Oran. Après un Doctorat de 3ème cycle en linguistique générale, obtenu en 1981 à la Sorbonne Nouvelle Paris, il obtient en 1990 à l’université de Rouen un Doctorat d'Etat (Es Lettres et Sciences Humaines).
A son actif beaucoup d’activités de recherche scientifique (le plus souvent menées en tant que chef d’équipe de recherche et membre de comité scientifique). Expert qualifié dans son domaine, il est désigné comme membre dans les plus importantes institutions telles que LINGUAPAX, l’institut de l’UNESCO des langues pour la paix sis à Barcelone). De 1998-2001, il est désigné chargé de mission auprès de l’autorité nationale palestinienne en tant que responsable pédagogique à Naplouse.
Son domaine de prédilection étant la sociolinguistique du Maghreb, il publie plusieurs ouvrages dont « Le maghribi, langue trois fois millénaire » en 1997(Ed. ANEP – Alger), « Le maghribi, alias “ed-darija”en 2003 (Edition Dar El Gharb), « Langues maternelles et citoyenneté » en 2004 (d). (Ed.Dar el-Gharb – Oran) et « L’exception linguistique en didactique »en 2006(c).(Ed.Dar el-Gharb – Oran).En Algérie comme à l’étranger, El Immam à eu à faire plus d’une cinquantaine de communications, d’ouvrages collectifs, de proceedings et d’articles publiés.
8- Jean Luc Bideau : Acteur suisse, né le 1 Octobre 1940 à Genève (Suisse). Ce Genevois a fait le Conservatoire de Paris et joué chez Vilar et dans les principaux théâtres parisiens avant de devenir l'acteur fétiche du nouveau cinéma suisse. Tanner, Goretta et Soutter, les trois mousquetaires du pays de Guillaume Tell, font en effet appel à lui, faute d'autres ossibilités. Leurs films ont du succès et du coup leur interprète devient une vedette internationale. |